Jacques Salomé, son fondateur

Jacques Salomé, son fondateur

Portrait d'un humaniste

Du temps où il était formateur en relations humaines, quand on lui demandait de se présenter, Jacques Salomé, psychosociologue de formation, mais aussi écrivant, (il préférait cette terminologie à celle d'écrivain) et poète, répondait le plus souvent quelque chose comme :

« Je suis un homme de XX années (selon l’âge qu’il avait au moment où il s’exprimait) passionné de relations humaines et désireux de proposer à chacun des moyens concrets pour mieux communiquer, car je fus longtemps un infirme, un handicapé de la communication…. »

Cet ex-handicapé des relations est devenu l’auteur d’une bonne soixantaine d’ouvrages aux titres évocateurs et parfois paradoxaux : Parle-moi… j'ai des choses à te dire ; Si je m'écoutais je m'entendrais ; Papa, maman, écoutez-moi vraiment ; T'es toi quand tu parles ; Le courage d'être soi ; Pour ne plus vivre sur la planète Taire ; Aimer et se le dire ; Car nous venons tous du pays de notre enfance ; Paroles à guérir (à gai-rire !!!) ; Contes à aimer, contes à s'aimer ; Lettres à l'intime de soi ; Passeur de vies ; Mille et un chemins vers l'autre ; Vivre avec les autres ; Je t'appelle tendresse ;  La ferveur de vivre ; Voyage aux pays de l’amour etc.

PDF Liste des principaux ouvrages de Jacques Salomé
Site officiel de l'auteur www.j-salome.com

Sa passion pour les relations humaines l'a amené à travailler avec ténacité, cohérence et enthousiasme durant quelques 30 ans entre les années 1970 et 2000, dans le domaine de la formation et du développement personnel. Il a approfondi sa recherche autour de cinq thèmes principaux :

  1. la relation de couple envisagée autour de questions telles que Comment vivre à deux dans la durée ? ou Comment vivre ensemble en étant différents ?
  2. la relation aux enfants, car pour lui « les enfants sont notre part d'éternité… » ;
  3. la communication à l'école : il a défendu l'idée « d'un enseignement nécessaire des relations humaines, considérées comme une matière à part entière et envisagées non pas en tant que savoir ou savoir-faire, mais plutôt et surtout en tant que savoir-être, savoir-créer et savoir-devenir »
  4. la relation à soi-même : il l’aborde sous un angle peu habituel dans notre culture qui déprécie de longue date tout ce qui ressemble de près ou de loin à un quelconque intérêt pour soi. Il nous invite à réfléchir à la manière « d’être ou de devenir un bon (ou un meilleur) compagnon pour soi. »
  5. la communication dans le monde du travail avec l’idée que « travailler 8 heures par jour, c'est vendre 8 heures de sa vie sur 24. La question principale n'est pas combien nous la vendons cette vie, mais comment ? Et sur le plan du comment, nous la vendons toujours très mal. »

On a parfois reproché à Jacques Salomé de présenter une vulgarisation trop simpliste d'enjeux aussi cruciaux que l'éducation familiale, la compréhension des conduites et des comportements humains, des problèmes touchant aux relations interpersonnelles et au changement personnel. Il a répondu un jour à la télévision française :

« Ce qui est formidable avec la vulgarisation, c'est qu'on peut comprendre beaucoup de choses, sans nécessairement tout savoir ! Je travaille pour les autodidactes de l'existence, pour tous les "normosés", c'est-à-dire pour ceux qui ne se sentent pas trop névrosés, au fond pour des gens comme vous et moi. Des hommes et des femmes qui veulent sortir de la victimisation ou de la dépendance, du réactionnel et de la violence au quotidien. Je travaille pour tous ceux qui veulent devenir co-auteurs de leur vie, qui ont le courage de se respecter et d'être fidèles à des valeurs telles que la tolérance, l'ouverture à l'autre, la tendresse et la non-violence. »

« Car, écrit-il par ailleurs, il faut beaucoup de courage pour affronter ses doutes, remettre en cause ses croyances erronées, lâcher prise sur des certitudes périmées et apprendre à différencier la communication relationnelle qui relie véritablement et la communication de consommation qui est hyperdéveloppée aujourd'hui et trop souvent confondue avec la circulation de l'information et les moyens techniques mis en œuvre pour en accélérer la transmission. »

Du courage, Jacques Salomé en a fait preuve.

« Rien n’est jamais acquis, il faut toujours lutter contre cette partie de soi qui se corrompt aux habitudes. Dans toutes mes vies, rien ne m’a été donné. J’ai toujours connu des combats, des inquiétudes dévorant mes croyances, des doutes et des refus qui me lançaient hors de mes limites. Chaque obstacle devient un tremplin pour traverser un peu plus d’impossibles. » (Dans Je m’appelle toi, 1979)