Les contes et les métaphores

« Un conte, une courte histoire, une métaphore peuvent servir à exprimer l’enjeu réel d’une situation en mettant en évidence le sens caché d’un événement. Les métaphores comme les contes permettent de rapprocher des points de vue qui paraissent au premier abord inconciliables. Ils mettent le doigt sur le point central d’un conflit qui aveugle.

Les contes

  • rejoignent la part de l’univers magique et irrationnel qui habite chacun de nous. Ils permettent à la fois de dire et d’entendre l’indicible en créant chez celui qui les écoute une imagerie, une résonance, une stimulation fabuleusement puissante du cerveau droit (siège de l’intuition, de l’irrationnel, des émotions) et de tous les récepteurs infra-verbaux ;

  • nous relient aux mystères des origines de la vie, de l’amour, de la mort ;

  • nous permettent de réunir les morceaux éparpillés, quelques fois égarés des événements anciens de nos propres histoires ou de celles de nos familles ;

  • stimulent nos reliances

Une reliance est un lien caché et subtil qui existe entre des événements ou des situations de notre histoire, éparpillés dans le temps et apparemment sans rapport commun et qui se révèlent pourtant porteurs de sens, significatifs d’un message, d’une fidélité ou d’une mission.

Les contes, les métaphores […]

  • s’adressent à l’inconscient collectif et personnel ainsi qu’au cerveau droit, hémisphère spécialisé dans la perception globale des situations, siège de l’intuition, des expériences sensorielles, émotionnelles et imaginaires ainsi qu’à la création spontanée ;

  • élargissent notre champ de conscience en stimulant ainsi la part d’irrationnel de chacun de nous ;

  • ouvrent à une compréhension moins mécanique et simpliste des situations et des événements ;

  • permettent d’accéder au sens ou de faire découvrir un sens nouveau à partir d’une écoute ou d’un regard différent. » (Jacques Salomé, Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE, 1997)